
Responsabilité pénale de la société absorbante et fraude à la loi : la date de la fusion ne suffit pas à créer une présomption de fraude
COMMENTAIRE. Depuis le 25 novembre 2020, la société absorbante peut répondre pénalement des infractions commises antérieurement par la société qu’elle absorbe, mais seulement pour les opérations de fusion-absorption postérieures à ce revirement. Pour les plus anciennes, seule la fraude à la loi permet de poursuivre la société absorbante. Par un arrêt du 29 septembre 2026, la chambre criminelle précise la méthode de caractérisation de cette fraude et affirme que la seule date de l’opération, intervenue au cours de l’information judiciaire ouverte contre la société absorbée, ne suffit pas à établir la fraude.






